Prière à Djéhouty

Voici une petite prière, que j'ai écrite, dédiée à Djéhouty, un neter qui me guide beaucoup dans ma voie et de qui je me sens très proche.



Salut à toi,
Lune nacrée dans le ciel obscur
Thot
Djéhouty

Babouin aux milles facettes
Ibis à la sagesse millénaire
Seigneur des mots divins
Seigneur du temps
Scribe de la Maât
Dieu de la connaissance

Toi, qui aime l'odeur du parchemin
Et qui enseigne les mystères de l'encre

Toi, qui, dans la salle des deux justices,
Pose le coeur sur la balance de la vérité

Toi, qui connaît tous les secrets du monde
Et qui inventa l'écriture et le langage

Guide-moi sur le chemin de la sagesse
Et aide-moi à me construire moi-même
Fais-moi découvrir d'autres voies
Et permet-moi de montrer aux autres comment faire

Mystères et beautés de l'image

Depuis un petit bout de temps, je n'ai rien écrit sur ce blogue - par contre j'ai un peu écrit sur ce magnifique médium nommé papier. Le temps me manque juste un peu pour transférer tous ces mots sur des documents words éparses dans mes dossiers - et tous bons documents se doivent d'être clairsemé dans les brouillons des circuits électroniques pour être sympathiques - quoique... La fin de session, ce monstre terrible... Les yeux me chauffent et mes doigts presques crampés appellent au secours, mais malgré tout je pourrais trouver une dizaine de minutes par jour, en effet. Après quelques jours, UN texte devrait ainsi être retranscrit lol. Ou alors, vous me laissez le temps de terminer les tâches que je dois faire et je transfère le tout. ;)
Qu'en dites-vous ? Comme le dit ma mère,
it's a deal ?
Je me relis et tout cela parait confus. Mais il est si tôt de bon matin. Pardonnez moi donc ces divaguations brodées de fatigue et de délires, et passons au sujet. ^^

Une envie de partager avec vous de belles images m'est venue hier soir. Des images inspirantes, remplies de beautés et de mystères.

Les ours m'accompagnent beaucoup ces derniers temps :


Une femme faune, en l'honneur de l'automne qui nous quitte :


Pan, dans toute sa sensibilité virile :


La plus belle image de Green Man qui m'ait été de voir! :


Un clin d'oeil de la nature :


Une toile de Caspar David Friedrich (
Le Voyageur contemplant une mer de nuages), peintre que j'apprécie, à laquelle je pense beaucoup ces derniers temps (au point de la mettre en fond d'écran de mon portable) :

Conférence de M. Guy Sioui Durand


Lien sous l'image

Le 13 octobre dernier, j'assistais à une conférence intéressante de Guy Sioui Durand sur la littérature (et l'art) amérindienne.
J'ai trouvé ce moment si enrichissant que j'ai décidé de partager
certaines parcelles de la conférence avec vous.
Le conférencier, Guy Sioui Durand, était un personnage fidèle à son image : plein de vie, indiscipliné, profond et bon parleur. Brisant les frontières traditionnelles entre l'enseignant et l'élève, créant des liens par le jeu et le dialogue.

Dès le départ, le ton était donné : chaque personne présente devait tirer, dans un jeu de cartes, un animal totem le représentant pour la journée.

Moi, j'ai eu le cheval :



Le Cheval

Honorez votre médecine.
Dressez-vous de toute votre taille.
Utilisez vos dons.
Accueillez ce que vous devenez.

Je fus ravie que cet animal me choisisse. Je ne pensais vraiment pas que cet animal ferait un bon totem pour moi, mais quand j'ai vu ses « conseils », je n'ai plus douter. J'ai besoin du cheval dans ma vie, ne serait-ce que pour une journée. Beaucoup d'autres gens ont eu la même réaction que moi (comme cette fille qui pigea le corbeau, fut rebuté par cet animal, mais tomba en amour avec quand elle apprit sa signification américaine millénaire, et finit par s'identifier totalement à lui!).
J'ai adoré ce jeu.
Je ne pense d'ailleurs pas qu'il fut si anodin. Je crois de plus en plus que de vivre comme le cheval durant quelques semaines pourrait me faire le plus grand bien.

Ensuite, Guy Sioui Durand parla de l'art, de ce que cela signifiait pour lui. J'ai retenu ce propos, très en marge de la pensée actuelle : l'individualisme et l'apolitisme ne sont pas les bonnes voies pour l'artiste. Malgré que l'oeuvre soit joli, cela rend son art incomplet. Dans la vie comme dans une oeuvre, on a besoin des autres.
Je pense que cela est d'autant plus vrai dans la culture.
Oui, très en marge de la pensée actuelle, et cela peut amorcer une réflexion.

Je ne veux pas donner un cours de littérature amérindienne, mais je tiens à évoquer ces points qu'à explorer Guy Sioui Durand pendant sa conférence, parce qu'elle cerne les notions de base du cosmos littéraire amérindien (je m'excuse d'avance si je ne retranscrit pas comme Guy l'aurait fait, mes mots et mes idées influencent avant tout cet article, et ce, bien malgré moi!).
Je sais que pour certaines choses, il est préférable de déjà avoir quelques notions de base. Je pense donc que cette partie intéressera surtout ceux qui aiment lire les légendes d'autrefois ou ceux qui aiment le chamanisme. Mais, vous êtes tout inviter à en apprendre un peu plus sur le sujet, donc de me lire (vive la démocratie ^^) !

Prenons la littérature comme un
passage, comme un entre deux. Un passage entre les cultures, entre les livres, entre les mondes, etc.

Ce passage est constitué de quatre grands points.

-
L'esprit des animaux. Cela permet de situer un récit par rapport au temps (ex : il y eu une époque où hommes et animaux vivaient harmonieusement), d'avoir une mythologie qui explique le monde (vous savez, ces histoires cosmogoniques qui nous apprend pourquoi le castor a la queue plate, pourquoi l'ours hiverne, etc ?).

Aujourd'hui, nous vivons dans un monde où les chimères sont réalité. Elles le sont grâce au numérique et autre technologie qui nous permettent de voir des hybrides de toutes sortes. Cette merveille de l'homme a permis de retrouvé une mythologie fascinante et significative, où l'homme et la bête se mélange. Cela s'imbrique totalement dans cet état d'esprit (celui des animaux!).

-
La Terre Mère. Ah! Ce vieux mythe! D'un point de vue personnelle, j'aimerais apporter cette nuance : les amérindiens n'ont pas loué la Terre Mère comme on le pense si souvent. La Mère était là, elle existait et on la respectait. Mais les amérindiens l'ont louangée quand ils l'ont perdu (les réserves...). On regrette ce que l'on n'a plus. On s'imagine un Eden passé, un moment où l'on vivait sur la terre (sans la posséder cela dit) et où tout était parfait.
Mais Guy Sioui Durand ne s'exprimait pas dans ce sens de toute façon.

La Terre Mère, c'est l'espace, c'est la territorialité géographique et l'écosystème. C'est la circularité (cercles, cycles et nomadisme!), c'est la suspensions entre deux mondes, les passages, les portages et cette fameuse hybridité. C'est la transmission (du savoir, de la famille...).

En fait, et je l'ai toujours pensé, une notion importante revient souvent, sous diverse forme, dans l'histoire des Amériques, celle du
métissage, de « l'inter » (imaginez tous les mots commençant par inter, comme « interculturel » par exemple). De nos jours, ce métissage tend à atteindre l'universel.

Aujourd'hui, l'art autochtone incorpore cette notion de frontières poreuses et mourantes : c'est l'hybridité (^^) qui s'exprime. Cela peut sembler un peu flou. En réalité, rien n'est plus simple. Prenez un vidéoclip. C'est un métissage parfait entre l'image, la musique et les paroles.
Les amérindiens, en général, sont fort sur les représentations visuelles. Je me souviens que tout le long de la conférence, une photographie fixe était présentée à l'avant. Ça m'a donné l'impression que l'image était aussi importante que sa signification. Je me rappelle aussi avoir assisté à une conférence de Robert Lalonde il y a deux ans, où il racontait comment ses origines influençait son écriture, comment, pour lui, une conversation téléphonique ne se décrivait pas sans le gazouillis des oiseaux à l'extérieur, sans la sensation du vent, faufilé par la fenêtre, caressant le visage tout doucement, sans l'énergie vibrante du sol sous les pieds... Bref, vous comprenez ce que je veux dire ? Il existe de nombreux passages d'un domaine à l'autre, et l'art amérindien s'en sert grâce à sa mentalité bien précise.

- Les métamorphoses de l'oralité. Les livres sont un bon exemple de comment on adapte une culture orale à l'écrit. Métamorphose flagrante.
Chez les amérindiens, le lien fort et important existe entre
le rythme et le son. Ainsi, il n'est pas surprenant de constater que le rap (Rythm And Poetry) ait autant de succès auprès de la nouvelle génération. La tradition orale, exprimé à travers un slam ou un rap, s'adapte à cette époque tout en se renouvelant.

- Les peaux visuelles. J'en ai un peu parlé ci-haut. La représentation est primordiale dans la culture amérindienne. Que l'on prenne les wampums comme exemple, ou les arts visuels. Ou mon exemple de tout à l'heure avec la photo en arrière plan de la conférence symbolisant ici les écrans.

Pour bien voir comment tout cela se concrétise dans la réalité littéraire ou artistique, je vous conseille vivement de vous pencher sur les arts amérindiens. Je sais que j'ai fait un article il y a peu sur Joséphine Bacon (oh! une plug interne! hihi) que Guy Sioui Durand considère comme la grande poète autochtone* tant attendu (rien que ça! héhé). Et bien, la coïncidence de notre amour pour cette poète me permet de confirmer les dires de M. Sioui Durand. Lire Joséphine Bacon, c'est lire tout ce que je viens de vous résumer. ^^

Et parce que les arts rejoignent plus de gens que la politique, je vous laisse là-dessus en vous conseillant et en vous souhaitant de découvrir par vous-même plein de merveilleux artistes qui n'attendent que vos oreilles et vos yeux pour y glisser un message ou deux.

Merci d'avoir pris le temps de lire (ou pas ^^) ce pavé!

La conférence était beaucoup plus volumineuse, mais on va dire que j'ai l'esprit de concision (hum hum...) et que je sais choisir mes sujets.

Merci à Guy Sioui Durand pour cette belle matinée qui a enrichit mon parcours.


*Par autochtone, j'entends les Premières Nations amérindiennes et inuits.

N'hésitez pas à me poser des questions!

Tshissinuatshitakana

Bâtons à message / Tshissinuatshitakana de Joséphine Bacon



Nous sommes rares
nous sommes riches

comme la terre
nous rêvons.



Ninan apu mitshetiat
nuenutishinan


miam assi
nipuamunan
*

Les bâtons à message sont, dans la tradition innue, ces repères de bois laissés à l'intérieur des terres pour permettre aux nomades d'orienter leur marche. La disposition des bouts de bois attachés l'un sur l'autre pouvait les prévenir de divers maux comme, par exemple, d'une famine dans un territoire donné. Joséphine Bacon, à la manière de ces bâtons à message, nous livre ce qu'elle a sur le coeur : « on ne tue pas l'origine, la nature et la culture sans, du même coup, tuer l'avenir, l'enfant et la mémoire en chacun de nous** ». Écrite à la fois en français et en innu-aimun, cette poésie, qui camoufle en son sein les récits cosmogoniques à la manière de l'art oral fondateur, raconte l'amour des ancêtres et de la vie, de la nature et de ses grands esprits. Tout est si intimiste, à peine dévoilé. Mais surtout, les mots nous transportent vers ce monde à la fois si réel et si imaginaire : le monde des rêves. Je le conseille à tout ceux qui désirent découvrir une écriture poétique différente et sensible, moderne à sa façon, en harmonie avec la Terre-Mère et le Maître du Caribou.


*Extrait de la page 18 et 19
**Extrait du quatrième de couverture.

Nouveaux achats



Derniers livres à la douce teneur spirituel trouvés au fin fond de plusieurs boutiques ;

Un livre de recette,
Le Tofu pour tous de Nathalie Fradette, qui, je l'espère, m'aidera à atteindre certains buts alimentaires que je me suis fixés ;

La Wicca de Scott Cunnigham dont je n'avais lu qu'une traduction plutôt douteuse. Comme il paraît que la version française de ce livre est rare, j'ai profité de l'occasion pour l'acheté et le refeuilleté plus tranquillement ;

Le Tarot d'aujourd'hui de Joanna Watters, qui, malgré une couverture plus que douteuse, semble posséder un contenu intéressant sur le tarot de Marseille (le tarot que je pratique) ;

Les animaux et le sacré de Nicholas J. Saunders, qui, ma foi, semble être la révélation de mes derniers achats. Très beau livre, imagé et coloré, simple mais profond. J'ai hâte d'en entreprendre la lecture.
À noter ce détail amusant : l'erreur de la part de l'éditeur (Albin Michel en plus) qui n'a même pas inscrit le bon titre à l'ouvrage (ou alors c'est l'auteur qui a intitulé son livre d'origine
L'Âme des animaux sans savoir que ce titre existait déjà, et l'éditeur a décidé de le changer). J'ai donc droit à un papier protège poussière avec un titre différent et un papier erratum glissé entre les deux différentes couvertures pour s'excuser de l'erreur. hihi
Ça me fait marrer, surtout que j'étudie beaucoup les méandres de l'édition dans mes cours.

Je ne sais pas quand j'aurai du temps libre pour entreprendre de lire tout ces livre que je m'achète. Avec mes études, je n'ose plus lire quoique ce soit qui ne soit pas au programme. Il faut dire qu'il faut que je lise plus d'une trentaine d'ouvrages en moins de 3/4 mois, dont certain sont de vrais pavés (ex : la bible, Homère, Zola, Balzac, Flaubert...). Sans oublier les recueils de textes des professeurs. Du coup, je passe mon temps libre à faire autre chose...
Je pense, et je suis convaincu que tout n'est qu'une question d'horaire, mais certaines semaines et certains livres se prêtent plus à cela que d'autres! Par exemple, j'ai lu le livre de recette en 10 minutes dans l'autobus.
Bref, je verrai ce que je peux faire. ^^'
Mais ça, c'est un problème que j'ai toujours eu.

Retourner à la terre


Source en lien d'image

Je suis drôle moi.
Je crée un blogue pour parler de ma vie spirituelle, de mes passions artistiques et littéraires et de mes réflexions, et jusqu'à maintenant, je ne l'ai pas encore fait, ou du moins de façon superficielle.
Je ne sais pas, je pense que j'ai peur de m'affirmer dans cette voie.
Pourtant, ce n'est pas comme si je m'étais cachée de qui je suis non plus. Je ne fais pas un secret de mes origines modestes, de l'espère de quartier défavorisé digne d'un ghetto états-unien où j'ai grandi, avec la violence et l'horreur que cela implique, et des séquelles laissées, bien malgré moi.
Je ne renie pas le fait que pour m'en sortir, j'ai pris la voie de l'écriture et de l'amour des arts qui ont totalement changé mon existence et ma perception des choses, même si cela m'a condamné à me détacher de mon milieu d'origine, encore une fois bien malgré ma volonté, puisque c'est le milieu qui m'a pour ainsi dire chassée de la communauté. La voie que j'ai choisi est une voie solitaire et bien difficile, mais tellement belle que je ne saurais souhaiter autre chose.
Enfin, même si je ne le clame pas sur les toits non plus, je sais chuchoter à une oreille attentive ma route spirituelle, sur laquelle je marche depuis longtemps, de façon naturelle et quasi-innée. Même si cette route n'en est encore qu'à son balbutiement! (Un chemin se construit très lentement. Il faut d'abord défricher, retourner la terre, choisir la direction, construire des pierres, les assemblés et les maintenir ensemble. Ce n'est qu'à partir de là que le sentier se forme véritablement).

Je dois donc me défaire de ces chaines qui me maintiennent sur place afin d'avancer sur cette route et la tracer du mieux que je peux.
Dans mon précédent message, je faisais une sorte d'alliance avec moi-même, où je me promettais plus d'authenticité, plus de profondeur.
C'est ce que je dois faire. Être moi, et en impliquant toutes les facettes!

Ces temps-ci, des idées d'articles me trottent et me tournent dans la tête. Je dois cesser de faire du surplace et écrire, écrire, écriture jusqu'à ce que tout cela ait un sens.

Ce pourrait être ma célébration d'automne. La voie de la vérité. Mon retour vers des valeurs de la terre.

Un masque pour se cacher ? De qui ?



Se livrer avec aisance. S'ouvrir au monde, et surtout à ses proche. Ressentir l'authenticité derrière les apparences. Être, tout simplement. J'ai beaucoup de difficultés à cela.
C'est comme-ci, avec les années, je cachais la profondeur de ma personne pour ne laisser voir qu'une mince couche de la surface,
composée d'un humour cynique et d'un désintéressement morbide.
Certaines personnes se représentent cette profondeur par une sensibilité de la jeunesse. Une sensibilité accrue et développée à son paroxysme lors de l'enfance et de l'adolescence où elle est souvent la mieux exprimée, et perdue par beaucoup à l'âge adulte. Je ne crois pas avoir perdu cette profondeur. Je sais juste l'avoir « égarée » quelque part en moi.
Je fuis les conversations sérieuses. Je ne suis plus émue devant la beauté des choses. Pourtant, un bouillonnement intense s'exprime dans mon ventre. Des idées et des émotions que je cache dans un oeuf, sans les montrer. Par peur de découvrir la vérité au fond de moi ? Peur de ce que pourrait révéler ce bouillonnement ? Peur que les autres n'aiment pas mes idées et mes émotions ? Je pense d'abord les choses comme je les sens. Pourtant, une logique qui n'est pas la mienne s'exprime souvent par ma bouche. Pourquoi ? Effrayée d'être rejetée si l'on me connaissait réellement ?
Cette sensibilité est sans doute le secret du bonheur. Et de la compassion. Et des sombres vérités.
Je sens que je dois cesser d'avoir peur et laisser exprimer cette sensibilité composée d'émerveillement et de sagesse.
Je sens que je dois montrer ma vraie nature, mes vraies sentiments.
Je crois que c'est cette pensée intime qui m'a poussé à ouvrir ce blogue. Mais la peur de révéler des choses qui font pourtant partie de qui je suis me fige. Pourquoi ? Je n'étais pas comme cela avant. Pression sociale ? Peur de l'irrationnel ? Ne pas vouloir décevoir ? Ne pas vouloir blesser autrui ? Parce que c'est plus facile ? Sûrement tout cela.
Je dois cesser de cacher qui je suis, et m'exprimer dans tout mon épanouissement.

Si cela ne plait pas aux autres, tant pis, ce blogue est mon espace à moi après tout...